Voilà qui résumait, en effet, assez bien ce que je voulais savoir.
-Venez ici, mon enfant.
Elle s'éloigna vers le fond du magasin et dépassa un grand rideau bleu pendu au plafond. N'ayant même pas soupçonné que quelque chose se cachait derrière ce rideau, j'ignorais si je devais vraiment la suivre jusque là. J'y allai tout de même et arrivai dans l'arrière-boutique, une pièce sombre, poussiéreuse et sans fenêtre remplie d'un tas d'objets, de babioles et de vêtements. Comme si elle avait lu mes pensées, et je me dis que c'était peut-être bien le cas, Mme Defenbaugh dit:
-Ce sont tous les objets qui n'ont pas réussi à être vendus au cours des années. Ah lala, quelques uns doivent bien dater de vingt ans! Certains sont cassés et ne serviront plus du tout mais, quant aux vêtements, c'est simplement qu'ils sont démodés.
Démodées ou nom, je savais que j'aurais bien besoin de nouvelles robes: je n'en avais, pour l'instant, que deux, dont une que je ne pourrais pas porter en n'importe quelle occasion. La gêne seulement m'empêcha de demander à la grosse dame si je pouvais lui en prendre quelques unes.
Mme Defenbaugh alla tout au fond de la pièce et tassa un immense tas de vêtements qui recouvraient un coffre en bois. Elle sortit de sa poche une toute petite clé et ouvrit avec la serrure du coffre, qui s'ouvrit tout seul en grinçant. Sans me regarder, elle se mit à chercher à l'intérieur et, au bout de quelques secondes, sembla trouver ce qu'elle cherchait.
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