En sept ans, nous n’avions plus eu aucun contact direct avec la famille du jumeau de mon père. Non pas à cause d’un froid familial ou quoi que ce soit. Pour aucune raison valable, en fait –mais, pour moi, c’était une véritable bénédiction de n’avoir plus à supporter ce « sale morveux tout droit sorti de la maternelle ». La distance avait creusé une petite tranchée que ni l’une ni l’autre des familles n’avait tenté de faire disparaître. Aucun coup de fil, aucun message via Internet ou par un autre proche. Seulement des « nous devrions peut-être reprendre contact ? » suivi par des « peut-être plus tard chérie, ils doivent être occupés ».
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