Il s’accroupit à côté de mon lit en me flattant les cheveux. Ça m’énervait, car j’avais l’impression qu’il me confondait avec Benny, notre chien. Toutefois, je ne tentai pas de repousser sa main, qui calmait peu à peu mes pleurs. D’ailleurs, pourquoi pleurais-je ?
-Papa, je ne veux pas d’Alexandre dans ma chambre…, pleurnichais-je d’une petite voix à moitié endormie, à moitié noyée par mes pleurs. Il essaie toujours de voler mes jouets, et Benny, et… et…
Je cherchai rapidement autre chose qu’il tentait toujours de me voler. Une fois, lorsque j’étais plus jeune, il avait brisé mon ballon, prétextant que c’était Benny qui avait mordu trop fort dedans. Ce n’était peut-être pas du vol, mais sans doute un plan machiavélique –qu’est-ce que ça pouvait bien dire ? Je n’en avais strictement aucune idée, mais ça sonnait plutôt bien- pour briser aussi tous mes autres jouets.
-…Et mon livre avec des images ! Il a arraché les photos et les a jeté dans la poubelle ! m’indignai-je en repensant à ce fameux livre.
-Chut, chut, fit mon père de sa voix douce et grave.
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