Je voulais qu’il cesse d’essayer de me réconforter. J’étais en colère, j’étais triste, et j’avais peur. En colère parce que j’avais le droit de décider si mon cousin pouvait venir ou non. Triste parce que mon livre d’image me manquait horriblement. Et j’avais peur pour mes autres ballons, laissés à découvert dans un coin de ma chambre.
-Crois-moi, me rassura papa, cette fois-ci il ne te dérobera rien. J’y veillerai personnellement.
Je voyais une lueur espiègle au fond de son regard.
-Et s’il le fait quand même ?
-Eh bien…, commença-t-il en faisant mine de réfléchir. Eh bien, s’il le fait quand même, je le tiendrai par les bras et tu le chatouilleras jusqu’à ce qu’il accepte de réparer ses torts.
Accompagnant le geste à la parole, il se mit à me chatouiller. Il ne me touchait pas encore que je me tortillais dans tous les sens, les pleurs remplacés par les rires. J’étais sans doute la petite fille la plus chatouilleuse du monde. Y avait-il un concours qui existait là-dessus ? Parce que, si oui…
À suivre
Maj 2

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