Deux heures plus tard, il se mit à mouiller. Une pluie fine qui aurait pu être rafraichissante en été, à quarante degrés Celcius à l'ombre, mais qui, en cette fin d'août, me donnait des frissons et me faisait grelotter.
-Je crois qu'il serait temps de rentrer, avant que l'averse ne commence vraiment.

Je regardai Alexandre. Il avait la chair de poule sur les bras, tout comme moi, mais cela ne semblait pas vraiment le déranger.
-Si ça ne te dérange pas, j'aimerais continuer à marcher.
Il tourna lui aussi les yeux vers moi.
-Enfin, je veux dire... tu peux rentrer, je saurai retrouver ta maison.

Le fait était que nous ne nous étions pas vraiment éloignés de chez moi. Nous avions simplement tourné en rond sans même nous en apercevoir depuis plus de deux heures. Retourner chez moi me prendrait tout au plus une dizaine de minutes.
-Si je reste, ça te dérange? lui demandai-je.
-Bien sur que non, me sourit-il.
Il parut hésiter, puis il toucha mon bras de sa main. Ma première réaction manqua d'être de me dégager, mais au lieu de cela je marquai un temps d'arrêt. En tournant la tête vers lui, je devinai à son sourcil arqué qu'il me trouvait un peu étrange.

Puis il dit:
-Tu es toute glacée, on ferait peut-être mieux de trouver un endroit pour se réchauffer, ou du moins attendre que la pluie cesse.
Il ne rajouta pas: «Même si elle risque plutôt d'augmenter», mais c'était tout comme.
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